Voyage à Madagascar
du 19 décembre 2005 au 2 janvier 2006
Antananarivo et ses environs
Lundi 19 décembre : notre voyage à Madagascar commence bien, puisqu'au moment d'embarquer dans l'avion nous apprenons que nous avons été surclassés en 1ère... malheureusement les 45 minutes de vol vers Mahajunga ne nous laissent que peu de temps pour en profiter !
L'arrivée à Mahajunga n'est pas sans rappeler les aéroports africains : bousculade pour les interminables formalités de visas, tapis roulant trop court pour accueillir tous les bagages, fouille de tous les bagages à la douane, foule bigarrée se pressant contre les portes de sortie de l'aéroport, bousculade des taximen qui vous arrachent quasiment les valises des mains pour vous entraîner vers leur taxi...
Nous avons 4 heures d'attente avant de reprendre un vol intérieur pour Tana. nous choisissons de prendre notre mal en patience et de rester à l'aéroport. Bon choix ! en effet notre vol de 17h est retardé officiellement à 19h pour cause de maintenance de l'avion (en fait nous saurons par la suite que l'avion n'est parti que le lendemain matin) et comme nous sommes les deux premiers à avoir enregistré, nous bénéficions des deux places qui se libèrent juste avant l'embarquement pour le vol de 18h... Il faut dire qu'il s'agit d'un petit avion à hélice de 12 places, c'est vraiment une chance que 2 places se soient libérées !
Arrivée de nuit à Tana, installation à la résidence Lapassoa et excellent dîner au restaurant le KU DE TA.
Le mardi matin nous avons rendez-vous à 8h30 avec Odette et Michel Deslandes qui vont nous servir de guides pour les 2 jours que nous passons ici. Cette première journée est consacrée à visiter Tananarive et à marchander des produits artisanaux aux marchés de la Digue et d'Andravoahangy : poupées, objets en raphia, en corne de zébu, coffret en bois, nappes, pierres... tout l'artisanat malgache se trouve sur ces marchés. Bien sûr nous savons que nous retrouverons cela tout au long de la RN 7, mais nous profitons de l'expérience d'Odette et Michel pour marchander et avoir une bonne idée des prix "raisonnables" pour la suite du voyage.
Nous parcourons avec eux cette gigantesque fourmilière qu'est Tana, ville surprenante, étagée sur les nombreuses collines séparées par des rizières, étonnant mélange de verdure et de maisons en briques pressées les unes contre les autres. Tous les quartiers grouillent de monde depuis l'aube jusqu'à la nuit : nous retrouvons l'ambiance des grandes capitales africaines, décuplée ici par une population dont l'activité est impressionnante... N'oublions pas de citer les innombrables taxis, 2CV ou 4L pour la plupart... et les non moins innombrables petites boutiques qui jalonnent toutes les rues populaires de la ville.
Mercredi. Nous partons avec Michel vers l'ouest de Tana : direction Ampefy et le lac Itasy. A la sortie de Tananarive, la route traverse les rizières sur une digue. Les rizières sont parsemées de fours à briques et nous assistons au ballet des enfants qui, inlassablement, pour un salaire de misère, remontent les briques jusqu'à la route où elles sont entassées en attendant un éventuel acheteur. Image que nous retrouverons tout au long de notre route, de ces travailleurs infatigables qui, pour survivre, se livrent toute la journée aux tâches les plus rudes mais qui gardent toujours leur sourire et débordent d'amabilité et de gentillesse pour les "vahasas" ébahis que nous sommes. Quel contraste avec les Mahorais !
Un arrêt au marché pour quelques emplettes et un bain de couleurs et senteurs locales, et nous rendons visite à la ferme que possèdent Odette et Michel dans cette région. Nous faisons le tour des cultures et nous familiarisons avec les paysages que nous allons traverser les prochains jours : collines parsemées de rizières, de cultures de manioc, d'ananas, de litchies, etc. En quittant la ferme nous croisons une caravane de charrettes tirées par des zébus. Cela fait déjà une semaine qu'ils sont en route pour aller livrer leur récolte à Tana...
Notre excursion se termine au lac Itasy et à l'îlot de la Vierge. Malheureusement la pluie arrive trop tôt pour que nous puissions profiter plus longtemps de ce paysage, et, Michel ayant négocié quelques kilos de poisson fraîchement pêché, nous reprenons la route de Tana.